Table des matières

Table des matières
PAGE 1:

Introduction "Larme de Lune"
Chapitre 1:"Isil"
Chapitre 2: "Cyanna et Dïn"
Chapitre 3:"Loup"
Chapitre 4:"Lune de sang"




PAGE 2:

Chapitre 5:"Cara"
Chapitre 6: "Sacrifice"
Chapitre 7:"Trahison"
♦Chapitre 8:"Kamlyn"



•PAGE 3:

Chapitre 9:"Rebelote"
♦Chapitre 10:"La chute"
♦Chapitre 11:"La mort"






# Posté le samedi 22 novembre 2008 08:38

Modifié le samedi 22 novembre 2008 12:47

Introduction...

Introduction...
Elle n'était plus qu'un brasier de chagrin.

Son
nom, ses sens, son coeur avaient été dévorés par cet incendie de peine. De ses yeux coulaient sa vie et sa raison d'être. Elle n'en avait plus. Elle lui avait été volée.Soudain, sa peine et son chagrin firent place à sa rage et à sa fureur. Envers Eux. Eux qui avaient réduit sa vie à néant en lui dérobant sa vie et son âme à jamais.

De
ses lèvres entrouvertes s'échappa un murmure. Qui devint un trait de haine et de colère pur, gagnant en puissance à mesure que sa fureur augmentait, pour finalement se briser, comme une vague énorme, noire de haine, de colère et de chagrin, dévastant tout sur son passage.Une promesse de mort... Puis aussi brusquement qu'elle était née, elle mourut.

Une mé
lopée douce, triste, fragile comme un rêve, lui succeda. Toute trace de fureur avait disparue. Son chant alla se perdre dans les nuages... Emus aux larmes tous ceux qui l'entendirent ne purent retenir leur chagrin et partagèrent sa peine. Les arbres eux mêmes pleuraient, et les loups mêlaient aux pleurs leur chant.

Elle
leva les yeux vers les étoiles, et lorsqu'elles lui sourirent, elle ferma enfin les yeux.


# Posté le lundi 30 juin 2008 16:56

Modifié le dimanche 21 septembre 2008 11:53

Chapitre 1

Chapitre 1
"Papa! Papa! Regarde! Il y a quelquechose là-bas, dans l'herbe!" Dïn regarda attentivement la silhouette étendue que lui désignait sa fille.

"C'e
st peut être un rescapé d'une ferme humaine... Je vais aller voir, mais toi Cyanna, tu ne bouges pas d'ici, ils peuvent être dangereux."
Elle fit la mo
ue avant d'opiner. Il lui ébouriffa affectueusement les cheveux, puis s'élança, souple et silencieux, sous le couvert des arbres, jusqu'à une ombre gisante. C'était une femme. Une jeune femme. Ses traits fins encadrés par une cascade amhétyste, douce et lumineuse, paraissaient avoir été coulés dans de l'ambre pur; ses lèvres, fines et ciselées, tranchaient avec son teint de miel par leur teinte pâle. Un tatouage courait sur tout le côté gauche de son visage,soulignant la singulière beauté de ses traits. Elle paraissait grande et fine, et ses membres déliés rajoutaient encore à sa sensualité. Tout son être respirait la noblesse et la beauté. Elle était vétue d'une tunique, d'une veste et d'un pantalon de forestier. Elle était là, allongée dans les fougères, et semblait simplement endormie. Dïn fit signe à sa fille de venir. La jeune fille s'avança, et remarqua le seul bijou que l'étrangère allanguie portait, un pendentif incrusté à même la peau de son cou. Le bijou avait été taillé avec grande finesse dans un matériau inconnu réflechissant une douce lumière violette. Le père et la fille la regardèrent longuement, puis Dïn prit la parole: "Aide moi à la porter Cyan'."
Bien qu'elle sut que s
on père n'avait pas besoin de son aide, elle s'executa joyeusement, et ils repartirent vers leur village, l'inconnue entre leurs bras.


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Lorsqu'elle reprit
conscience, elle se trouvait dans une chaumière doucement éclairée par un feu de cheminée, un géant à l'air doux à son chevet. Lorsque son regard croisa le sien, il eut un mouvement de recul, et la haine remplaça la douceur sur ses traits. Il siffla:" Vous êtes une Fenrienne..."
La suprise se peignit
sur les traits de la jeune femme, et elle le regarda longuement, avant de répondre d'une voix mélodieuse:" Je... ne...sais pas... de quoi vous... parlez....Je ne sais... même pas qui je suis... ou ce qu'est un ... Fenrien." Sa voix bien que mélodieuse était hachurée, mais elle semblait sincère. " Si vous... ne... voulez pas... de moi ici... je partirai....Je ne veux pas.... vous attirer d'ennui... à cause... de ce... que...je....suis."
Soudain radouc
i, le géant lui parla d'une voix desertée de toute trace de haine:"Pardonnez moi. Je n'aurais pas dû me fier aux préjugés raciaux. C'est juste que...les Ferniens... nous prélèvent chaque année un tribut humain pour aller servir dans leurs fermes... et si nous refusions d'obtempérer ils nous massacreraient jusqu'au dernier. Ma femme..."
Visiblement choquée, la be
lle inconnue le regardait, ses yeux de topaze aux pupilles verticales remplis de pitié. Dïn reprit la parole:" Non,décidément vous n'êtes pas des leurs. Je suis Dïn. Comment vous appelez vous?
- Je ne...
sais pas. Je ne... me... souviens...plus.
-Il
va bien falloir qu'on vous en trouve un, lui dit-il en souriant.
-J
e...vous...fais confiance, lui dit-elle en lui retournant son sourire.
-Isil, cela veut dir
e lune dans notre language. Cela vous convient?
-Cela... convient pa
rfaitement.
-Vous avez
l'air exténuée, dormez un peu, à votre réveil je vous présenterai ma fille, Cyanna.
-Mer..
.ci...Dïn.

Avant de so
mbrer, elle laissa flotter le prénom au dessus d'elle, puis elle l'accepta. Il devint elle, elle devint lui.
Isil.

# Posté le mercredi 02 juillet 2008 05:14

Modifié le dimanche 21 septembre 2008 11:54

Chapitre 2

Chapitre 2
Lorsqu'Isil s'éveilla, elle s'aperçut que Dïn était resté à son chevet, et qu'à ses côtés se trouvait une jeune fille aux prunelles argentées. Elle lui donnait au plus 15 ans. Elle était petite et menue, mais ce qui frappa la jeune femme fut ses cheveux. Elle avait des cheveux fins, coupés à la garçonne, couleur de brume qui auréolaient sa tête d'une aura métallique, surprenante chez une jeune fille.

Voyant qu'elle s'était éveillée, Dïn lui sourit pu
is fit les présentations:" Cyanna voici Isil, qui séjournera quelque temps chez nous. Isil, voici ma fille, Cyanna."
Les deux intéressé
es se regardèrent avec chaleur, et se sourirent, scellant ainsi le début de leur amitié. La jeune fille ne semblait guère génée par le fait qu'Isil soit une Fenrienne, et semblait soulagée que la jeune femme ne fixe pas ses cheveux d'un air horriffié.

Rompant le silence, Dïn s'avança vers Isil, et posa des vêtements
sur le lit. " Je vous ai trouvé des vêtements, Isil. Pouvez vous marcher?" La jeune femme le regarda en souriant avec gratitude puis se leva gracieusement.
"O
ui je crois, merci. Vous pouvez me tutoyer Dïn, si vous voulez.
-Toi
aussi Isil. Bon, nous allons te laisser t'habiller. Retrouve nous dans la pièce principale quand tu auras fini d'accord?"

Elle opina,
puis Dïn et Cyanna quittèrent la pièce, la laisant seule. Elle s'habilla rapidement. Les habits que son hôte lui avait apporté étaient simples, mais lui allaient à la perfection. Sa tunique longue couleur de nuit était scintrée à la taille par une ceinture de cuir où pendait une dague dans son fourreau. Un pantalon large de la même couleur, tissé dans un tissu doux et léger la laissait parfaitement libre de ses mouvements ,à la fois élégant et discret. Des bottes en cuir souple et un bandeau de tissu, sombre lui aussi, venaient compléter la panoplie. Profitant de cet instant d'intimité et de calme, elle se demanda pour la première fois qui elle était. Elle ne s'en souvenait même pas...

Lo
rsqu'elle entra dans la pièce où se trouvaient Cyanna et son père, la jeune fille poussa une exclamation ravie:"Tu es si belle Isil, avec les affaires de maman! J'aimerais qu'elles m'aillent aussi bien qu'à toi!"
Isil se contenta de sourire, et la jeune fille allait continuer sur sa lancée lorsque son père l'interrompit:"Arrête un peu Cyan', tu es très belle aussi. Venez manger toutes les deux."

Ils s'attablèrent joyeusement, puis s'attaquèrent à leur repas. Isil s'aperçut qu'elle mourait de fin, et ils mangèrent en silence, chacun savourant son repas. La jeune femme en profita pour étudier davantage le visage de Dïn. Il était bel homme, avec sa peau hâlée, son visage rude, et ses yeux clairs comme du cristal.
Malgré sa carrure impressionnante, sa démarche était souple et gracieuse.
Isil regarda le père et la fille, côte à côte. Ils dégageaient la même aura de bonté.
Elle allait se plaire avec eux, elle le sentait.

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Les s
emaines passèrent, puis les mois... La jeune femme s'intégra parfaitement bien dans le village, et malgré le fait qu'elle fut Fenrienne, les gens l'adoraient. En l'espace de quelques mois, elle avait gagné le coeur des villageois. Ses liens amicaux avec Cyanna et sonre se consolidèrent jusqu'à devenir fraternels. Elle goûtai aux joies d'une existence paisible dans ce village jusqu'au jour où elle partit à la demande de Cyanna récolter la mhyrre de l'arbre-nuit.

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Après
s'être assurée d'avoir récolté toute la myhrre, elle referma le flacon et le mit dans sa besace. Elle retournais vers le village lorsqu'elle remarqua l'odeur de brûlé et la fumée noire qui en émananait. Une peur atroce lui serra brusquement le ventre et elle dévala à toute vitesse la colline qui surplombait le village en flammes.


# Posté le mercredi 02 juillet 2008 15:03

Modifié le dimanche 21 septembre 2008 11:54

Chapitre 3

Chapitre 3
Le village brûlait. Des hommes d'une étrange beauté le mettaient à sac, pillant, volant, tuant les villageois désarmés. Etrangement, ils ne semblaient prêter aucune attention à la jeune femme et la laissait à son hébètement.


Soudain so
n coeur se recouvrit d'une gangue de glace. Terrifiée, elle s'engagea en courant dans la ruelle qui menait chez Dïn. La porte enfoncée béait hors de ses gonds, et un carreau d'arbalète était fiché dans le coeur d'un Fenrien ( car elle supposait que c'en était bien un. Comme elle, le mort avait des traits d'une beauté singulière, et des yeux clairs aux pupilles verticales.), gisant sur le seuil. Elle ramassa l'arme du mort, une étrange épée forgée dans un métal inconnu de la jeune femme, duquel émanait une étrange lumière argentée, puis s'élança à travers la maison, hurlant les noms de ses amis. Elle grimpa quatre à quatre les marches conduisant à la chambre de Cyanna. C'est alors qu'elle les vit.


Dïn gisait sur le seuil,
une épée ensanglantée à la main, une autre fichée jusqu'à la garde dans la poitrine, son arbalète à quelques pas de lui. Le visage de son ami était figé dans un masque de rage et d'horreur, mais lorsqu'elle ferma à jamais ses yeux de cristal, ses traits se détendirent et sans l'arme plantée dans son coeur généreux, on aurait pu le croire simplement assoupi. Cyanna gisait adossée contre le mur. Elle vivait encore.
Isil sentit les larmes brouiller son rega
rd lorsqu'elle la vit. Ses membres étaient disloqués, sa vie s'écoulant lentement de multiples blessures. Du sang perlait au coin de ses lèvres, et ses beaux yeux d'argent étaient recouverts de brume. Lorsqu'elle vit Isil, le visage tuméfié de la mourante s'éclaira, et elle prit la parole d'une voix faible:
"Oh Isil, ma so
eur, tu es vivante. Les Fenriens... ils...ont tué...Papa, la voix de la jeune fille était entrecoupée de sanglot, Ils voulaient... me prendre. Pour leur...ferme humaine. Je ne voulais p..as devenir...leur esclave. Ils sont revenus... avec leur armée... et ont...tué...tout...le monde. Isil...
-Je suis là ma
chérie. je vais m'occuper de toi.
-Tu veux bien me promettre
... quelquechose?
-Tout ce que
tu voudras.
-Tues-moi... je t'e
n prie. Je mourrai... de toute façon. Ma vie... s'écoule peu à peu hors de mon... corps, c'est déja trop... tard. Epargne moi cette... souffrance, s'il te plaît.
-Non, Cyanna...
-
Tues... moi, ma soeur. S'il te plaît. Tu...as...promis. "
Cyanna rega
rda la jeune femme pour la dernière fois. La jeune fille sentit les bras de son amie se refermer sur elle, et la lumière quitta à jamais ses yeux de cristal.
Isil retira l'ép
ée du corps de la jeune morte, et cacha son visage dans ses cheveux d argent. Elle pleura longtemps.


"Hé toi! Je croyais que les
ordres étaient clairs! On rentre à la ferme sans s'attarder!"
Isil l
eva la tête. Quatre Fenriens la dévisageaient. Elle regarda dans les yeux celui qui s'était adressé à elle.
"Mais pourquoi as-tu pleuré?C'est ton pre
mier raid? Ne t'inquiètes pas, on s'habitue vite à massacrer ces chiens. Allez debout, tu rentres avec nous ma jolie."
Le médaillon
incrusté dans la gorge de la jeune femme se mit à luire. D'abord faiblement, puis la lumière qu'il émit devint rapidement aveuglante. Elle hurla. Son corps se couvrit d'un poil doré. Elle cria une deuxième fois. Son visage s'allongea, et des crocs brillants remplacèrent sa bouche pale. Elle cria une troisième fois, et là où se tenait la jeune femme quelques secondes plus tôt, était apparu un loup doré gigantesque. Le loup bondit.
Les Fenriens
moururent avant d'avoir touché le sol, une expression étonnée sur le visage.


Le loup hurla de rage et de douleur, puis disparut dans l'obscurité des ruines.


# Posté le jeudi 03 juillet 2008 18:08

Modifié le dimanche 21 septembre 2008 11:54